| Manifestation sauvage à travers les rues de la ville | Par M., Thursday, May. 08, 2008 at 11:19 AM
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Une manifestation sauvage de plus de 200 personnes est partie hier de la place du Luxembourg, en passant par les quartiers populaires (place Liets, rue de la poste, rue du Brabant), puis arrêt devant l’Office de la mort et jonction avec l’occupation du Béguinage. Par là les étudiants et les sympathisants ont voulu renforcer la cohésion du mouvement et marquer leur solidarité avec les occupants du béguinage qui commenceront une grève de la faim ce vendredi. Cette manifestation n’a fait l’objet d’aucun écho dans les médiats, comme si après avoir été réprimé par les forces de l’ordre, le mouvement été maintenant censuré. Comme si lorsque les sans-papiers osent montrer leurs existences à la face de la société et lorsque des citoyens décident de les rejoindre pour changer cet ordre sociale qui produit l’exploitation par le travail clandestin et offre un cadre légale à une politique d’immigration raciste, il y avait quelque chose d’insupportable et d’insupporter. Nous luttons côte à côte, avec et sans-papiers, pour que les choses changent réellement, profondément. Pour que l’immigration puisse être autre chose qu’un flux que la capitalisme avait à gérer et donc à exploiter.
Par cette action les étudiants et les sympathisants des sans-papiers ont voulu montrer qu’ils étaient déterminés à continuer leur lutte avec les sans-papiers car ni les promesses de moratoire, ni l’annonce d’une circulaire ne changerons vraiment les choses. Nos camarades sont toujours enfermés dans des Camps de détention. Tous les jours la police, avec la complicité des bourgmestres et des partis gouvernementaux pratique arrestations, rafles, insultes, coups. Même l’ordre des avocats a marqué son inquiétude quant au sort réservé aux sans-papiers par l’Etat policier qui tente de maintenir l’ordre en réprimant le mouvement. Il semble qu’une première expulsion a été empêchée mais certaines sources nous informent qu’un « charter » devrait être affrété pour la Guinée prochainement. Ce ne serait alors plus un hasard si ceux qui ont été arrêté lors de cette fameuse manifestation sont principalement des guinéens (info à vérifier)
Certes, une circulaire qui prenne en compte les « attaches durables » est nécessaire et nous nous battrons pour qu’elle voie le jour, mais une circulaire n’est pas une loi. Quant on regarde la situation du droit d’asile après l’inscription dans une circulaire de la « protection subsidiaire », on doit bien constater que s’il s’agit d’une arme dans la lutte aux côté des sans-papiers, de nombreux kurdes, afghans, iraniens, etc. restent encore exclus du droit d’asile pour des raisons « administratives ». Une circulaire n’apportera pas de changement du point de vue de l’arbitraire et du discrétionnaire pratiqué par l’Office de la Mort.
Si la lutte continuera en ce mois de « Mai 08 », c’est parce que la lutte que nous menons depuis des années avec les sans-papiers nous oblige à prendre parti dans la mesure où leur situation nous rappelle ce qui nous est le plus insupportable dans ce monde de surveillance, de norme, de contrôle permanent et d’exclusion. Et ces murs là, pour les faire tomber, il faudra autre chose qu’une circulaire, …
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