| Action au Conseil Communal de Bruxelles Villes : RDV GD PLACE à partir de 17H30 | Par Comité d'Actions et de soutien (ULB), Monday, May. 05, 2008 at 5:41 PM
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Aujourd’hui nous exigeons du Conseil Communal de 1000 Bruxelles :
- La libération des 13 personnes raflées lors du rassemblement devant l’office des étrangers
- La condamnation de l’action de son bourgmestre, Mr. Thielemans
- La garantie que les actions futures menées par les sans papiers pour revendiquer leurs droits, soient protégées sur le territoire concerné
Communiqué de presse CAS-ULB et UDEP Bruxelles:
Le 05 mai 2008
Rafles, expulsions, détentions : RESISTER OU COLLABORER ?
Au Conseil Communal de ce 05 mai de Bruxelles de décider.
Rendez-vous à partir de 17H30 à la Grand Place, devant l'Hotel de Ville
Les rafles, les camps de rétentions (centres fermés), les arrestations, les expulsions, les coups et les insultes représentent une réalité quotidienne que nous refusons et que nous voulons voir disparaître. La lutte que nous menons depuis des années avec les sans-papiers nous oblige à prendre parti dans la mesure où leur situation nous rappelle ce qui nous est le plus insupportable dans ce monde de surveillance, de norme, de contrôle permanent et d’exclusion.
Il est trop facile de se retrancher derrière la loi quand c’est cette même loi qui offre un cadre légal à cette politique discriminante et ségrégative qui depuis 1980 enferme, déporte, arrête, maltraite des milliers de personnes sous prétexte qu’elles n’ont pas les bons papiers. Pour nous, il est clair que la mort d’Ebenizer Folefack Sonsta est un crime d’Etat dont la responsabilité est partagée par tous les partis qui depuis trop longtemps collaborent à cette politique d’immigration arbitraire et intolérable. C’est pourquoi les appels à un moratoire sur les expulsions proférés par certains partis sonnent creux pour nous. En effet, nous gardons en souvenir l’arrestation orchestrée par Mr. Thielemans, les coups de matraques donnés par les policiers de Mr. Moureaux à nos camarades de l’Eglise du Béguinage, nous nous souvenons aussi de l’expulsion violente du parvis de Saint Gilles orchestré par la police de Mr. Piqué et du décret d’exception interdisant toutes manifestations en faveur des sans-papiers, nous gardons aussi en mémoire nos amis d’Anderlecht lorsque le défunt Simonet les avait violement expulsés de l’Eglise prétextant des raisons de sécurité. Ainsi, de nombreuses autres arrestations et expulsions n’ont été possibles que parce que des bourgmestres ont fourni l’aide de leur police.
Si le pouvoir du bourgmestre peut être mis au service de la machine meurtrière de l’Office des Etrangers, il peut aussi aller dans l’autre sens. Nous rappelons que lors de l’occupation de l’Eglise Saint Boniface, le bourgmestre avait mis tout son pouvoir en œuvre pour que l’occupation et les actions de sans-papiers sur sa commune soient protégées. C’est un bon début même si ce n’est pas assez.
Aujourd’hui nous exigeons du Conseil Communal de 1000 Bruxelles :
- La libération des 13 personnes raflées lors du rassemblement devant l’office des étrangers
- La condamnation de l’action de son bourgmestre, Mr. Thielemans
- La garantie que les actions futures menées par les sans papiers pour revendiquer leurs droits, soient protégées sur le territoire concerné
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