Ce jeudi, le secteur des soins de santé était en
grève dans tout le pays et des manifestations ont
rassemblé des milliers de personnes à Arlon, Bruxelles,
Courtrai, Erpent, Gand, Genk, Louvain et Turnhout. À
Liège, il y avait des piquets de grève dans de nombreux
hôpitaux, que des travailleurs des soins à domicile sont
venus renforcer.
Cette journée d'action fasait
suite à trois manifestations nationales qui n'ont
débouché
que sur de très maigres résultats. Dans de nombreux
hôpitaux, laboratoires, maisons de repos et autres
établissements de soins du pays, seul un service minimum a
été assuré, parfois par du personnel
réquisitionné. Selon un représentant du SETCa (le
syndicat des employés, techniciens et cadres
de la FGTB), le mot d'ordre de service minimum a été
respecté dans 90% des établissements.
Le non-marchand réclame de meilleures conditions de travail, la
création de 25.000 emplois, un treizième mois, une
pension complémentaire, une réduction
générale du temps de travail à 36 heures/semaine
et une réduction supplémentaire en fin de
carrière, et le droit à des congés de formation.
Le secteur dénonce également la commercialisation des
soins de santé, qui nuit à la qualité du service
aux patients.
Des travailleurs et des représentants syndicaux ont
rencontré les principaux responsables du secteur. À
Erpent (Namur), la Fédération
des institutions hospitalières de Wallonie a exprimé
son accord avec les revendications des travailleurs, mais
déclare que le problème est avant tout d'ordre financier
et résulte de décisions politiques. En Flandre, le
ministre-président Yves Leterme a reçu la visite d'une
délégation syndicale à qui il a promis de
débloquer des moyens supplémentaires pour les soins
à domicile. Pour le reste des revendications, il
déclaré que «la société avait une
dette envers le secteur, mais que les moyens financiers étaient
insuffisants». Il renvoyait ainsi la balle dans le camp du
gouvernement fédéral, qui a décidé la
semaine dernière de demander une contribution financière
aux régions pour boucler son budget.
Au niveau fédéral, Rudy Demotte, ministre des
Affaires sociales et de la Santé, et Freya Van den
Bossche, ministre de l'Emploi, ont quant à eux
déclaré que le cahier de revendications du secteur
était «impossible à
concrétiser».
Voir aussi:
Photos de
la manifestation à Courtrai
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