| Le Courrier des incrédules: Conseils de Révision | Par www.abbc.com, Thursday, Nov. 27, 2003 at 10:50 PM
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Some artickles from this newsletter are in the newswire of this website.
The readers have should know that the editors seem to have no problem with postings from Neo Nazi's on their website.
Have fun...
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Je veux des mots et de la viande
Céline, lettre à Clément Camus, juin 1948.
"Autour de 68 les gauchistes lisaient Marx, Trotski ou Lénine. De nos jours tout le
monde est invité à lire Noam Chomsky. Je croyais cet intellectuel déshonoré par sa
préface à Faurisson et par son ardente négation du génocide cambodgien. Je me
trompais. Les éditeurs les plus prestigieux se disputent l'oeuvre politique de l'homme qui
frappe d'inexistence tout forfait ou toute infamie dont l'identité américano-sioniste ne
peut être tenue pour responsable."
Finkielkraut, anti-marcioniste, Le Figaro, jeudi 11 septembre 2003.
If Holocaust denial is not combated, it may become a catalyst for anti-Semitism in the
next century. Mel Mermelstein, 1993.
AAARGH: LES NOUVEAUTÉS DE SEPTEMBRE
Nous proposons trois livres "classiques": la version allemande du livre pionnier de Maurice Bardèche,
Nuremberg ou la Terre promise, qui est une des premières analyses de sang-froid des délibérations du
Tribunal de Nuremberg. Nous vivons encore sur cette parodie de justice: Nürnberg oder das Gelobte
Land. Ce livre en allemand a été édité en 1949, à Zürich. En Allemagne, c'était trop tôt.
Le deuxième est en anglais, ou plutôt en "américain journalistique". Il retrace toute l'affaire Mermelstein.
Dans les années 80, un "survivant" amateur de gloriole médiatique a tâché, par tous les moyens de ruiner
financièrement l'Institute of Historical Review, en l'accablant de procédures judiciaires. On voit de près
comment fonctionne cette monstruosité intellectuelle qui s'appelle, par antiphrase sans doute, la "justice
américaine". C'est plus exotique que tous les voyages de Gulliver. Ce livre, Best Witness, est paru sous la
houlette de Willis Carto, pour qui nous n'avons aucune estime. Mais nous ne censurons pas les livres,
nous.
Le troisième est le livre pionnier de Paul Rassinier, La mentira de Ulises, dans une version castillane
parue à Barcelone en 1961, très complète, avec les différentes préfaces écrites par l'auteur. Traduction de
Bernardo Gil Mugarza. De nombreux lecteurs sud-américains nous réclamaient ce livre avec insistance et
nous avons pris beaucoup de retard pour le faire. Nous demandons le pardon ! Le livre est disponible en
html et en PDF.
Voir la page d'accueil espagnole
<http://aaargh-international.org/espa/solavaya.html> et pour l'ensemble des livres:
<http://aaargh-international.org/fran/livres/livres.html>
TERREUR JUIVE SUR AUSCHWITZ
Des avions de combat israéliens survolent Auschwitz en hommage aux victimes de l'Holocauste
Auschwitz -- Faisant fi des protestations du musée d'Auschwitz et d'une épaisse couverture nuageuse, trois
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avions de chasse israéliens F-15 frappés de l'étoile de David et pilotés par des descendants de survivants
de l'Holocauste ont survolé jeudi l'ancien camp d'extermination nazi en hommage à la mémoire des
victimes.
"C'est une manière de protester contre l'inhumanité des nazis sur le territoire polonais", a plaidé
l'ambassadeur d'Israël en Pologne Shevach Weiss. "C'est un hommage aux cendres de ceux qui ont été
tués ici." Deux cents soldats israéliens observaient le survol depuis l'ancien camp d'extermination de
Birkenau, adjacent à Auschwitz.
Le musée d'Auschwitz, chargé de la conservation des lieux, avait protesté mercredi contre cette
démonstration militaire, jugeant qu'elle n'était pas forcément la manière appropriée d'honorer la mémoire
des victimes. M. Weiss a répondu que ceux qui élevaient des objections "ne comprenaient pas ce qui s'est
passé à Auschwitz". "Les officiers ne combattent pas ici, ils pleurent ici", a-t-il ajouté. Aussi bien l'armée
israélienne que le ministère des Affaires étrangères ont défendu le projet de cette manifestation, invoquant
la coopération entre Israël et la Pologne pour honorer la mémoire des victimes d'Auschwitz-Birkenau.
AP, 4 septembre 2003
Les massacreurs juifs, qui utilisent leurs avions pour assassiner des gens,
viennent "rendre hommage" à leurs morts, réels et imaginaires, au nom
de qui ils commettent leurs impitoyables forfaits. Ces morts n'avaient pas
demandé une telle boucherie. La boucle est bouclée:
na-zi = zio - na.
Quant aux Polonais, ils sont priés de fermer leur gueule: "Ils n'y comprennent rien".
Extraits: In a short speech given from his aircraft and relayed to those on the ground, Brigadier-General
Amir Eshel vowed to do everything possible to prevent anything similar to the Holocaust recurring. He
also bade a symbolic farewell to his grandmother who was murdered in Auschwitz. The fly-over went
ahead despite criticism by the Polish museum located at the site and a claim by a Polish aviation control
spokeswoman that poor weather had led to the cancelation of the tribute. [...] "The National Museum of
Auschwitz-Birkenau deplores the demonstration of Israeli military might in this place," the museum said
in a statement issued Wednesday. "It's a cemetery, a place of silence and concentration," museum
spokesman Jaroslaw Mensfelt said by telephone. "Flying the [F-15s] is a demonstration of military
might which is an entirely inappropriate way to commemorate the victims." [...] During the fly-over,
organizers planned to read off the names of victims who arrived at Auschwitz exactly 60 years ago, on
September 4, 1943. Pages of testimony on the victims are to be carried by the pilots in their planes,
Feingold said.
Ha'aretz, 4 septembre 2003
<http://www.haaretz.com/hasen/spages/336801.html
Monsieur l'orfin aurait pu parler de la navette spatiale...
LE TEMPS DES RESTRICTIONS
Coup d'arrêt au négationnisme
par Christian Laporte
C'est une victoire pour les démocrates mais aussi pour l'Histoire. Le tribunal correctionnel d'Anvers a
condamné mardi [9 sep. 03] les frères négationnistes Siegfried et Herbert Verbeke à un an de prison avec
sursis, à une amende de 2500 euros et à une déchéance de leurs droits civiques pendant dix ans. Jusqu'au
bout, Siegfried Verbeke, le seul prévenu présent, (car son frère a disparu dans la nature), a persisté dans
ses convictions, allant même jusqu'à se considérer comme une victime. [eh ! Lalourde, c'est la
sienne ou la tienne de liberté d'expression qui vient d'être saquée ? ] Depuis la fin des années 80, ces
deux Anversois, proches du Vlaams Blok, [parti qui joue à sa place dans le "concert démocratique" de
ce monstre institutionnel qu'est deveneu la Belgique ] avaient quasi impunément diffusé de la
propagande contestant la réalité des camps d'extermination nazis. [On voit que Lalourde fignole dans la
mauvaise foi ].
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Voici dix ans, au nom du ... libre examen [sic pour les points de suspension] et de la liberté de
recherche, ils avaient créé le Vrij Historisch Onderzoek (la recherche historique libre), manière de donner
un vernis scientifique à leurs thèses pour le moins contestables. [Une "thèse" est toujours contestable,
sinon elle ne serait pas une "thèse". Ce type n'a pas fait d'études. ]
Dans un premier temps, les Verbeke avaient inondé les bibliothèques publiques mais aussi les rédactions
de documents et d'études qui se voulaient marqués du sceau du sérieux et que les vrais spécialistes
comme les survivants des camps n'eurent pas de peine à démentir. [ Alors pourquoi ce houpla ? ]
Mais ils n'en redoublèrent pas moins d'ardeur et après avoir pris position sur Internet, ils multiplièrent
aussi les distributions de tracts ces dernières années, notamment à Bruxelles.
Siegfried Verbeke avait été condamné aux Pays-Bas pour avoir mis en cause l'authenticité du "Journal
d'Anne Frank". Mais en Belgique, il a fallu sept ans pour boucler un dossier qui s'était, il est vrai, épaissi
au fil du temps. A la suite d'une plainte du Centre pour l'égalité des chances et de lutte contre le racisme
pour infraction aux lois contre le racisme et le négationnisme, une action avait été lancée et s'était traduite
par une saisie de 20 tonnes (!) de documents. La Fondation Auschwitz s'était jointe au Centre précité
comme partie civile et a obtenu comme ce dernier un euro symbolique de dommages et intérêts. [ Ils
doivent être déçus de vant une aussi maigre pitance. ]
Pour le Centre pour l'égalité des chances, le jugement est important car le tribunal d'Anvers a estimé que
la liberté d'expression pouvait être soumise à certaines restrictions. Le Centre se réjouit donc de cette
condamnation importante et encourageant qui renforce la jurisprudence en la matière.
Même écho favorable à la Fondation Auschwitz. Pour son président Paul Halter, il était temps que la
Justice marque un coup d'arrêt à la diffusion des thèses négationnistes. Il est aussi très symbolique que
la condamnation ait été prononcée à Anvers, ville où l'extrême-droite a dépassé les 30% désormais. Un
seuil qui fut celui du parti nazi lorsqu'il prit le pouvoir en 1933...•
Le Soir, 10 septembre 2003.
Respect, tolérance et irrepentance
Un tribunal belge a condamné mardi un révisionniste impénitent à un an de prison avec sursis pour avoir
distribué des pamphlets minimisant le génocide des juifs par les nazis au cours de la deuxième guerre
mondiale.
Siegfried Verbeke a été également privé de ses droits civiques pour une durée de 10 ans, a annoncé son
avocat Frank Scheerlinck à la radio VRT.
Verbeke, 63 ans, Belge d'origine allemande, a déclaré qu'il s'en tenait "à cent pour cent" à ses convictions.
"Il y a trois siècles les gens mouraient sur le bûcher, par conséquent un an de prison ce n'est pas si
terrible", a-t-il dit à VRT. "Je ne me repens pas... Je m'élève contre le système judiciaire et
particulièrement contre le système judiciaire belge", a-t-il ajouté.
Le tribunal a estimé que Verbeke ne manifestait aucun respect pour les victimes de l'extermination de six
millions de juifs européens par l'Allemagne nazie.
Un avocat du principal centre antiraciste de Belgique qui avait lancé cette rare affaire il y a plusieurs
années dans le cadre d'une loi interdisant le négationnisme a déclaré que la tolérance était plus
importante que le droit à la liberté de parole. "Il y a une limite, que j'appellerais celle de la tolérance",
a déclaré l'avocat Paul Quirijnen à VRT, ajoutant qu'on n'avait pas le droit de nier "la vérité
historique".
Reuters, 9 septembre 2003.
Il faut donc comprendre: "Tolérance = Intolérance" et vice versa. On se demande quel code pénal utilise
cet avocat. Celui de l'Union soviétique des années trente n'allait pas jusque là . Le Manuel des
Inquisiteurs non plus. A quelle occasion avait-on dernièrement utilisé le mot "totalitarisme" ?
Voorwaardelijke straf voor ontkennen holokaust
Antwerpen. De revisionistische broers Siegfried en Herbert Verbeke werden gisteren door de strafrecheter
in Antwerpen veroordeeeld tot één jaar voorwaardelijk en een boete van 2.500 euros. Verder worden de
Verbekes ook voor tien jaar uit hun burgerrechten ontzet. Beiden stonden terecht voor inbreuken op de
racismewet en de anti-negationsismewet.
De broers zouden literatuur verpreit hebben die de gruwelen va WOII minimaliseert en de jodenvervolging
ontkent of rechtvaardigt. In zijn vonnis verweet de rechter beiden dan ook een grebrek aan respectc voor
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oorlogsschalchtoffers en de nabeestanden ervan. Het recht of vrije meningsuiting kan volgens de
rechtbank onderworpen worden aan bepaalde beperkingen. In dit geval waren de broers er met hun
pamfletten en negationistische geschriften enkel op uit de schlachtoffers van oorlogsleed te schofferen,
sprak de rechter. Siegfried Verbeke zei in zijn strijd niet geremd te worden door het vonnis van de
rechtbank (ADA).
Verbeke: "Ik doe voort" (je persiste et signe)
Antwerpen. Verbeke was erg boos over het vonnis: "Dit is kromspraak, geen rechtspraak. Ik ben een
schlachtoffer, mijn voorouders waren Duitsers en het zijn de joden die de Duitsers schofferen met hun
verhalen over de holocaust. Ik blijf de zogenaamde volkerenmoord op de joden ontkennen, ze zullen mijn
hoofd moeten afhakken om mij tegen te houden. Zoals Amada zegde: ik ga door met de strijd".
Het centrum-Leman was tevreden. Mr. Quirynen: "Dit vonnis is erg goed gemotiveerd. We zullen nu op
basis van de antidiscriminatiewet de website laten sluiten. JDW
DE L'AMÉRIQUE BORÉALE
Ministry of the Attorney General
Legal Services Branch, Toronto.
September 10, 2003
Dear Mr. Christie,
Further to our recent conversations, I have consulted with the Toronto West Detention Centre and the
Central Region Office with respect to your request that you be permitted to send post-it notes and a chair
for Mr. Zundel. As I indicated when we spoke on the phone, the institution does not permit inmates to
be sent materials or furniture that are not generally available to all other inmates. This is the ministry
policy for security reasons, and in order to be consistent and fair with respect to the rights and privileges
extended to all inmates.
As you are aware, Mr. Zundel is currently being held in administrative segregation as the institution
considers it necessary that he be held separate from the general inmate population for his own protection.
Mr. Zundel's placement in administrative segregation is reviewed at least once every five days. While
Mr. Zundel would be in a cell with a built-in stool if he were among the general population of
inmates, due to those concerns for Mr. Zundel's safety, the institution does not consider it prudent to
house Mr. Zundel among the general population. If Mr. Zundel were housed among the general
population in one of a range of cells that gives on to a day room, he would be sharing a cell with at least
one other inmate and could come into contact with other inmates on the range on a daily basis.
The institution has reviewed the options for Mr. Zundel's accommodation in light of his concern
regarding the lack of a chair or stool in his segregation cell, and has determined that once arrangements
can be made, Mr. Zundel will be housed in a special needs intake unit while maintaining his status in
administrative segregation. The special needs intake unit is architecturally like a standard range, as it
includes 10 cells that contain bunk beds and built-in stools, however, each cell houses only one inmate
due to the nature of the special needs intake population. You and your client should be aware that special
needs inmates are those who require special health care services, often psychiatric care, or who have
exhibited behaviour that may be either unacceptable or harmful to themselves or to others such that
association with the general population may pose a risk. Mr. Zundel would need to go into the day room
on that range in order to make phone calls and have access to a shower and fresh air, and there may be
some restrictions on when he could be in the day room as interaction with other inmates on the special
needs unit is generally avoided for safety reasons.
If at any time the institution determines that a special needs intake cell is not appropriate for Mr. Zundel
either due to concerns for his safety or for any other operational reason, Mr. Zundel will be returned to a
segregation cell.
Yours truly, Jinan Kubursi, Counsel
Zgram du 12 septembre 2003. Les Zgrams d'Ingrid Rimland, l'épouse d'Ernst Zündel, sont visibles en ligne sur le site Zundel
<zundelsite.org>
<http://zgrams.zundelsite.org/mailman/listinfo/zgrams>
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D'UNE STEPPE À L'AUTRE
Zavtra Defends Zundel:
Red-Brown Paper Runs Zundel Advertisement
by Justin Cowgill
I'm elated to learn that, following the advice of myself and others, Zavtra, a Russian Red-Brown
newspaper, has run a full-page advertisement written by Ingrid Zundel in defense of Ernst Zundel. The
extremely well-written essay describes in detail the arrest and deportation of Zundel, as well the political
ramifications of revisionism and why Zundel's vengeful enemies want so desperately to silence him.
While the Washington Times heavily censored Mrs. Zundel's advertisement, Zavtra ran it in full. For
those unfamiliar with Russian politics, Zavtra is the leading national-patriotic newspaper in Russia. It is
an opposition paper that seeks to unite the Russian Right and Left. Its editor-in-chief is Aleksandr
Prokhanov. One can purchase a copy of Zavtra from nearly any kiosk in Moscow.
Zavtra is read by nearly all of Russia's political elite, which means that many Russian politicians are now
aware of the Zundel case. They are most likely now discussing it among themselves. In Russia, it is no
secret how powerful the Zionist lobby is in the United States. The enemies of our people have definitely
taken notice of the Zavtra advertisement, which I predict will be a much larger event than the Washington
Times advertisement. This is truly an important development!
The Russian political elite now know about the supposed "democracy" and "human rights" enjoyed in
America, and they will have something to think about next time they are criticized by the cultural elite in
the West. In terms of freedom of speech and open political debate, Russia is far ahead of the United States
and Canada.
For those readers who can read Russian, Zavtra's website can be found at <http://www.zavtra.ru>.
9 septembre 2003,
<http://www.nationalvanguard.org/story.php?id=157>
Canada: veut-on assassiner Zündel?
par Gilbert Gendron
Pendant une bonne partie de l'été, les media canadiens ont traité de l'affaire Zahra Kazemi, photographe de
presse originaire d'Iran qui a perdu la vie alors qu'elle était détenue par les forces de sécurité de ce pays. Si
l'on a manifesté de l'intérêt et de l'indignation au sujet de cette malheureuse Canado-Iranienne, il n'y en a
guère eu pour Ernst Zündel, prisonnier politique du gouvernement d'Ottawa dont les conditions
d'incarcération se détériorent à tel point qu'il faut se poser la question suivante: le pouvoir établi
chercherait-il à avoir la peau de Zündel? L'artiste et éditeur, figure importante du mouvement pour la
critique historique de la IIe Guerre mondiale, croupit dans les geôles canadiennes depuis plus de six mois.
C'est derrière les barreaux qu'il a passé son 64e anniversaire. Au cours de l'été, cet homme s'est rendu
compte qu'il avait une protubérance à la hauteur de la cage thoracique. Or, il se trouve que Zündel est un
rescapé du cancer. A quoi servent les mauvais traitements qu'il subit sinon à saper sa volonté de vivre?
Privé d'un oreiller et d'une chaise, Zündel ne peut en outre utiliser divers articles qui lui permettraient de
potasser ses dossiers juridiques: nul stylo n'est autorisé dans sa cellule, pas plus que les surligneurs ou les
trombones. Seuls des petits bouts de crayon noir lui sont fournis; il faut avoir vu un des courriers qu'il a
mis à la poste, comportant une adresse qui pourrait être gommée avec facilité, pour comprendre le
pathétique de sa situation. De surcroît, ses objets de toilette sont gardés à l'extérieur de ses quartiers
d'infortune. Il voudrait se raser tous les matins, mais cette bonne habitude est souvent contrecarrée par les
gardes. Au visiteur qui s'étonne de sa mine négligée, le prisonnier dira que les cerbères lui répètent,
depuis quelques jours, qu'il aura l'insigne privilège de se raser "demain peut-être".
Puisqu'il est question de visiteurs, Zündel n'est autorisé à les voir que dans une salle particulière. Et ces
derniers temps, chaque fois qu'il sort de sa cellule pour ce faire, on lui inflige une fouille au corps aussi
superflue qu'humiliante. Cet homme inoffensif, épris de paix, qui a sacrifié la moitié de sa vie à un débat
d'idées, a droit à moins d'égards qu'un caïd de la mafia, un pourvoyeur de came, un tueur sadique ou un
poseur de bombes. "Ils essaient de le briser. Ils veulent qu'il demande grâce et accepte d'être renvoyé en
Allemagne", estime un salarié de l'appareil carcéral qui s'est confié à Paul Fromm, président de
l'Association canadienne pour la liberté d'expression. Fromm s'est efforcé de mettre un terme à ce
scandale. Qu'il s'agisse d'expédier le persécuté dans son pays natal, où de nouvelles tribulations
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l'attendraient, ou de le liquider discrètement derrière les murs du Metro West Detention Centre, dans la
grise banlieue de Toronto, le sort que subit Zündel est une véritable honte. Pierre Blais, le juge qui
pourrait lui accorder une mise en liberté provisoire sous caution, a d'ailleurs reconnu, le 30 juillet dernier,
que le sexagénaire était soumis à un régime "moyenâgeux".
Au lieu d'orchestrer des procédures qui traînent en longueur, au cours desquelles le Renseignement
canadien prétend que Zündel est un terroriste et une menace à la sécurité du pays, les responsables
devraient faire en sorte que l'intéressé recouvre la liberté, ne serait-ce que pour lui faciliter la solution de
son litige avec le gouvernement états-unien. On se rappellera que Zündel a été chassé du Tennessee --
littéralement enlevé par le Service de l'immigration et de la naturalisation (INS) --, puis largué en sol
canadien. Quoi qu'il advienne, ceux qui savent que le Canada, modèle de démocratie, se conduit parfois
comme une dictature du Tiers-monde, sentiront la nécessité de protester auprès de Robert Runciman,
ministre de la Sûreté d'Ontario.
Rivarol du 12 septembre 2003, p. 8.
VERS LA SAINT GLIN-GLIN
Le déroulement de la deuxième journée du procès Zündel tel que le raconte Paul Fromm (de l'association
CAFE - Canadian Association for Free Expression) peut se résumer ainsi:
Ernst Zündel est arrivé entouré de 5 gardes (restés à ses côtés tout au long du procès) et à la main deux
taies d'oreiller dans lesquelles il avait placé ses dossiers...
L'avocat du gouvernement s'est montré plus fielleux et révoltant que jamais; cherchant à tout prix à faire
condamner Zündel, il s'est appuyé sur les liens présumés qu'il aurait pu avoir avec tel ou tel "suprémaciste
blanc"; c'est ainsi que, sur les 1.806 pages préparées contre Zündel (c'est Zündel lui-même qui en avait
fait le compte dans sa cellule), 300 sont consacrées à un certain Terry Long, ancien représentant de la
Canadian Aryan Nations, que Ernst Zündel n'a rencontré pourtant que 10 minutes au total, il y a 15 ans!
De même, ayant demandé à Zündel s'il connaissait une certaine revue du Ku-Klux-Klan et Zündel ayant
répondu par l'affirmative, ajoutant qu'il l'avait reçue sans l'avoir demandée, le procureur lui a rétorqué,
d'un air triomphant: "Vous n'avez jamais demandé à ce qu'on ne vous l'envoie pas!"
Ce procureur ayant cité une Encyclopedia of White Power publiée par un certain Kaplan, E. Zündel lui a
dit ceci: "M. MacIntosh, j'ai envoyé un ami faire une recherche à la bibliothèque de l'Université de
Toronto pour obtenir une copie de l'ouvrage. Je ne figure même pas dans l'index! Et pourtant, je suis
censé être le gourou de la droite raciste blanche!"
En fait, M. Zündel est coupable-par-association: il connaît, ou a connu, toute une série de personnes qui,
à un moment ou à un autre, ont pu tenir des propos extrêmes ou sont censés les avoir tenus. Ces
personnes sont considérées comme des terroristes; E. Zündel les connaît, donc E. Zündel peut être
"raisonnablement" considéré comme terroriste, même si de tels propos sont rapportés de troisième ou de
quatrième main! Ce qui compte, dit le procureur, «ce n'est pas tant que le certificat du gouvernement
(qualifiant E. Zündel de "menace pour la sécurité nationale") soit vrai mais qu'il soit raisonnable»!
Déclaration de l'avocat de Zündel, Doug Christie, à la sortie du tribunal: "On se trouve devant un procès
soviétique. C'est un procès de culpabilité-par-association. On pousse le condamné à se dissocier de tous
ses amis, à dénoncer toutes ses associations (...). Mais il ne sera pas épargné pour autant. Parce que le
tribunal va dire que ses dénonciations sont mensongères et sont destinées uniquement à le tirer d'affaire.
Alors le prisonnier se retrouve seul, on le déclare coupable et on le fusille."
La prochaine audience aura bien lieu le 10 décembre et durera trois jours.
On peut écrire au prisonnier enfermé depuis bientôt huit mois:
Monsieur Ernst Zündel, Toronto West Detention Ctr., 111 Disco Road, Box 4950, REXDALE, ON. M9W 1M3, Canada.
Alors que viennent de se terminer comme on sait les deux audiences du procès canadien de Ernst Zündel,
Ingrid Zündel Rimland, sa femme, continue de se battre aux Etats-Unis, avec ses avocats, pour que soit
déclaré illégal l'enlèvement de son mari dans leur maison du Tennessee le 5 février dernier.
E. Zündel étant convaincu qu'aucun espoir n'est à attendre de la magistrature mais que seule la pression
sur les médias pourra faire fléchir les autorités, sa femme vient de réussir à publier un placard d'une page
entière dans le Washington Times sous forme de "Lettre ouverte adressée aux membres de la Commission
des lois du Congrès dirigée par James Sensenbrenner". Cette lettre commence ainsi:
«Cette annonce est la troisième que je publie pour faire connaître aux dirigeants de ce pays et au public
américain en général l'arrestation et la détention de mon mari, Ernst Zündel. La première, une "Lettre
ouverte à Vladimir Poutine" (12/6/03), avait pour but de montrer combien les tactiques staliniennes
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commencent à être appliquées en Amérique. La seconde, une "Lettre ouverte au Sénat et au Congrès des
Etats-Unis" (7/9/03), décrivait la méthode brutale avec laquelle cet enlèvement d'origine politique a été
exécuté. Cette fois, la campagne que je mène pour le respect élémentaire des droits de l'homme va plus
loin: je veux libérer mon mari mais aussi mettre en garde l'Amérique.»
C'est grâce aux dons reçus par Ingrid que cette annonce publicitaire a pu voir le jour.
TAULE FERME
Un néo-nazi et révisionniste autrichien a été condamné à un an de prison ferme et deux ans de sursis par
un tribunal de Vienne. Wolfgang Fröhlich, 52 ans, est connu pour avoir affirmé qu'il était impossible aux
nazis de tuer six millions de juifs puisque les chambres à gaz étaient trop petites. Le tribunal dit avoir
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